Lille Katmandou


19 septembre 2006

2ème Partie ISTANBUL KABUL

Istanbul Kaboul

Du Lundi 7 juillet au mercredi 23 juillet 1975

                        Lundi 7 juillet, je me lève tôt pour aller à l’ambassade de France. J’ai laissé mon itinéraire à ma famille avant de partir et les dates de passage dans les villes les plus importantes. Je n’ai pas de courrier. Je change de l’argent et j’envoie un aérogramme. Nous partons pour Ankara par le bus. J’ai réussi à avoir un billet moins cher à 5 livres turques. Nous arrivons à Ankara à minuit trente. La gare des autobus est bondée. Nous n’avons plus de livres turques, il n’y a pas de change ouvert. Nous essayons de trouver un endroit dans la gare pour dormir. Il y a beaucoup de monde. Nous assistons à une scène effroyable. Un enfant d’environ 14 ans est allongé par terre. Il est énorme, monstrueusement gros pour son âge. Des hommes s’approchent de lui et commence à le railler. Ils lui donnent des coups de pieds pour le chasser. L’enfant essaie de résister mais doit se lever et partir, ses pleurs d’enfants sont déchirants. J’assiste impuissant à cette scène, je n’ose pas m’intercaler car je suis étranger. L’ambiance dans la gare est malsaine. Nous passons le reste de la nuit au restaurant de la gare de bus.

                        Mardi 8 juillet, j’essaie de trouver des routiers pour nous emmener à Erzurum sans succès. Le bus pour Erzurum est complet. Nous devons prendre le train, il est très lent, bien qu’il s’agisse d’un express. Il nous faudra un peu plus de vingt sept heures pour rejoindre Erzurum à raison de trois heures pour effectuer 100 km. Nous passons la nuit dans le couloir et finissons par trouver refuge au restaurant.

                        Mercredi 9 juillet, nous prenons une chambre d’hôtel à Erzurum pour 15 livres turques la nuit. Nous croisons des types sympas aux cheveux longs qui traversent la Turquie sans se presser.

                       Jeudi 10 juillet, nous essayons de faire de l’auto stop, mais cela ne marche pas. Nous prenons un bus jusqu’à la frontière Turquie Iran. Là nous sommes pris en stop par une bande d’Iraniens qui reviennent d’Allemagne. Ils sont cinq à se suivre dans des voitures de marques Mercedes ou BMW.  Nous devons monter un par voiture, je monte dans une BMW. Mon chauffeur est un peu obsédé par la chose. Il m’ouvre son coffre, il est bourré de bouteilles d’alcool et de livres pornos. Nous traversons tout le désert salé dans une course poursuite. Nous dormons à Mako.

                      Vendredi 11 juillet, nous arrivons à Téhéran. Un étudiant nous offre des boissons et l’hospitalité. Sa famille vit dans Téhéran. Je suis complètement déshydraté. Je bois une dizaine de thé avant de prendre une douche bien méritée. Nous dormons sur la terrasse de la maison. Il fait très chaud à Téhéran et les terrasses sont les meilleurs endroits. L’étudiant m’apparaît assez fanatique, nous sommes sous l’époque du Sha, très controversé, il veut piloter des mirages dans l’armée.

                        Samedi 12 juillet, nous prenons un copieux petit déjeuner. Nous allons à l’ambassade et à la poste. Nous rencontrons deux hippies sympas. Nous visitons le bazar. Nous descendons dans un hôtel à 260 rials la nuit.

                        Dimanche 13 juillet, impossible de trouver un bus pour Meshed, nous allons à la gymnastique antique et nous nous promenons dans Téhéran.

                        Lundi 14 juillet, nous trouvons un bus de nuit pour faire Téhéran–Meshed. Nous n’arriverons pas à dormir.

                        Mardi 15 juillet, à Meshed, nous visitons les souks et nous rencontrons un marchand de tapis très sympa. Je lui achète un tapis de prière et un deuxième de couleur noire. Il doit me les envoyer en France, je le réglerai à réception et je lui laisse un jean en caution. Un peu plus tard, j’achète des turquoises. Nous dormons dans un camping avec piscine.

                        Mercredi 16 juillet, nous rejoignons la frontière en minibus. Il n’y a pas de place et je suis obligé de voyager entre deux sièges. A la frontière, les douaniers sont très sympas et nous buvons le thé avec eux.

                       Jeudi 17 juillet, je visite Herat, la ville est très commerçante. Les échoppes sont regroupées par activité et par rue, viennent s’intercaler des maisons de thé. Dans la rue un afghan m’invite à visiter sa maison et prendre un thé. Dans l’unique pièce, je regarde les photos dans des cadres accrochés aux murs. Il s’agit de ses enfants.  Je m’attarde sur la photo d’une jeune fille très jolie. L’homme s’en aperçoit et me propose de l’acheter. Combien tu en veux, pour ma fille ? Je décline son offre et repart accompagné par sa femme et trois garçons qui me demandent un peu d’argent. Je visite une mosquée interdite aux visiteurs. Je ne savais pas, je suis rentré en tenant par la main un enfant afghan. A Herat on propose partout du Hachis, dans les maisons de thé, dans les boutiques. Lorsque vous achetez dans les boutiques, on vous propose du thé et du hachis. En fin de journée j’ai un coup de fatigue. Je rentre à l’hôtel pour laver mes vêtements.

                       Vendredi 18 juillet, le soir je fume et je vais à un festival (une grande fête). Il y a une foule importante. J’assiste à des pièces de théâtre,  les personnages semblent être la parodie de personnages existant, je reconnais le maire. Il y a des musiciens qui jouent sur des tambours, des guitares, de l’harmonium, des spectacles de filles qui dansent et chantent, des spectacles de lutte, du théâtre, du cinéma, des danses, toutes sortes de vendeurs ; c’est immense.  Ce que je fume me fait un super effet, ce n’est pas comme les bouffées de hach que j’ai pu prendre jusqu’à présent. Je plane pendant plus d’une heure trente. Je me suis senti quitter le réel petit à petit. J’ai commencé à n’entendre que par moment les bruits et gens qui m’environnaient. Je ne savais plus si j’étais dans le réel ou dans un rêve. Lorsque je parlais aussi vite je ne me souvenais plus de ce que j’avais dit. J’avais l’impression de dire des conneries. Je ne savais plus quoi. Je plane, puis j’entends quelqu’un qui me parle et je me demande vraiment de quoi. Je n’apprécie plus les distances. J’ai envie de vomir, ma langue est électrisée. J’ai soif, je meurs de soif, je m’achète un coca, le goût est fantastique. Je bois sans avoir l’impression de boire. Je me rachète un second coca, mais bientôt je n’ai plus soif. Le temps semble interminable. Je pensais être dans cet endroit depuis deux heures, seulement une ou deux minutes se sont écoulés.

                        Jeudi 17 juillet,

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Hérat ou la perle du grand ouest dans la vallée de Hari Rud

La vallée du fleuve de Hari Rud est traditionnellement connue pour le vin.

Le Hari Rud est un fleuve qui découle des montagnes de l’Hindu-Kuch

et disparaît dans le désert de Kara-Kum. Rud signifie le "fleuve" dans la langue de Farsi.

C'est une ville antique avec beaucoup de bâtiments historiques.

Les bâtiments sont généralement construits avec de la brique de boue.

La ville est dominée par les restes d'une citadelle, construite par Alexandre le grand.

La vallée autour de Herat était historiquement célèbre pour sa fertilité et culture dense.

Le fleuve rencontre le Djam Rud et à l'intersection de ces deux rivières a été construit le minaret Djam, deuxième minaret le plus grand au monde, 65 mètres de hauteur.

Après Hérat le fleuve poursuit son cours vers le nord-ouest, puis le nord, formant la partie nord de la frontière entre l'Afghanistan et l'Iran.

Plus au nord il fait partie du sud-est de la frontière entre l'Iran et le Turkmenistan .

Les habitants sont principalement Tajiks.

Massoud retourne en Afghanistan en juillet 1975 pour participer à la tentative de coup d’État. À la tête de trente-sept hommes, il tente de soulever son Panjsher natal.

Dans la nuit du 21 au 22 juillet 1975, il s’empare du poste de Rokha situé dans la partie centrale de la vallée (deux autres groupes s’occupaient du haut et du bas de la vallée). Mais au petit matin, la population locale prend les islamistes pour des brigands, appelle l’armée à la rescousse et s’allie à elle pour les chasser. Massoud et ses hommes prennent la fuite et trouvent refuge au Pakistan. L’échec de l’insurrection de 1975 entraîne la division de l’islamisme afghane et la marque le début d’un duel politique et idéologique entre Massoud et Hekmatyâr.

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H_rat

 

La mosquée bleue ou mosquée du vendredi

et diverses échoppes

Bus

Je prends le bus pour Kaboul via Kandahar. Il ne fait pas trop chaud, mais le bus n’est pas confortable. Il y a des crottes de chèvres par terre et de temps en temps elles se mettent à bêler. Dès que le chauffeur aborde une descente, il coupe le moteur et se met au point mort. Les banquettes sont en bois et j’ai des chèvres aux pieds. Le bus s’arrête souvent pour laisser le moteur refroidir.

                             camion Ch_vre

                                    camionbis

                                   Kaboul

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1er Partie LILLE ISTANBUL

lillekatmandou

Samedi 28 juin 1975, le grand départ

d_part

Il est 8 heures du matin, nous prenons place

sur la bretelle d’autoroute à la sortie de Lille.

Cela fait des mois que nous préparons ce voyage.

Notre aventure va enfin pouvoir commencer.

Lille Istanbul

Lille_Istanbul

Lille - Liège  - Aachen - Francfort - Nurenberg - Munich - Salzbourg - Graz - Maribor - Zagreb - Belgrade - Nis - Sofia - Istanbul


Lille Istanbul

du Samedi 28 juin au 6 juillet 1975 

                       Samedi 28 juin, nous devons attendre trois heures avant que le premier automobiliste s’arrête. Notre automobiliste est belge et il va nous déposer 60 Km avant liège. Puis un camion nous prend jusqu’à Liège (Lille - Liège 198 Km), avant de nous abandonner sur le bord de l’autoroute Liège - Aachen. Une camionnette de police arrive. Les policiers s’arrêtent et nous disent qu’il est interdit de faire de l’auto-stop sur l’autoroute. Ils nous embarquent. La camionnette patrouille sur l’autoroute et ramasse tous ceux qui comme nous n’ont rien à faire là ; nous ne sommes pas les seuls dans ce cas. La camionnette est en liaison par talkie walkie avec le commissariat. Elle s’arrête un peu plus loin pour ramasser un type. Un vrai éberlué qui est entrain de cueillir des pissenlits pour ses lapins sur la bande du milieu. Je suis un peu inquiet. C’est notre première journée, elle n’est pas encore terminée et nous sommes déjà arrêtés. Où cette camionnette va-t-elle nous emmener ? Arrivés au commissariat, nous devons attendre dans une pièce. Nous nous interrogeons sur leurs intentions, mais dans tous les cas, ils nous mettent en retard. Enfin un policier vient vérifier nos papiers d’identité, puis il nous demande où nous nous rendons. Je m’empresse de lui répondre : « Nous allons à Köln en Allemagne. » Effectivement, c’est bien l’Allemagne notre destination. Nous n’allons tout de même pas lui dire que nous allons à Katmandou. Il s’ensuit une leçon de morale. Les policiers nous disent qu’il est dangereux de faire de l’auto-stop sur l’autoroute et ils nous demandent si nos parents sont au courant.  Nous acquiesçons afin qu’ils nous relâchent au plus vite et nous reprenons notre route. Nous nous postons avant l’embranchement d’autoroute. Une voiture conduite par un chauve nous emmène de Liège à Aachen (58 Km). Puis une seconde nous prend en charge de Aachen à Koblenz (79 Km). La dernière voiture qui nous prend est celle de jeunes sympas. Nous ne sommes pas très rassurés car ils semblent avoir bu. Ils nous déposent dans la verdure. Nous ignorons où nous sommes. Le temps est gris, il pluvine un peu. J’ai froid. Nous allons dormir là sur l’herbe, dans nos sacs de couchage protégés par une bâche plastique que nous avons emmenée. Mon moral n’est pas au plus haut. Nous avons parcouru 335 Km aujourd’hui et dépensé 14 Francs probablement en sandwichs. Nous reprenons notre route et une première voiture nous emmène jusqu’à Koblenz, puis une autre nous emmène directement de Koblenz à Mayence (102 Km). Une camionnette nous emmène de Mayence à Stuttgart (206 Km). De Stuttgart à Munich (222 Km), nous sommes pris par une DS qui se livre à une course de vitesse avec une Ford très rapide. Notre DS nous laisse aux abords de Munich, une camionnette nous emmène jusqu’à Munich. Nous mangeons dans un snack. Puis nous rencontrons un ouvrier très sympa qui nous propose de nous héberger pour la nuit. Nous avons parcouru 530 Km aujourd’hui et dépensé 8 Francs.

                      Lundi 30 juin, nous avons bien dormi et avons pris un petit déjeuner précipité car l’ouvrier qui nous a hébergé doit se rendre au travail. Nous quittons Munich avec une première voiture conduite par un jeune qui nous dépose à mi-chemin entre Munich et Salburg. Un autre jeune nous conduit jusqu’à la frontière autrichienne. Nous arrivons à Salburg vers 16 heures, il pleut. Le plastique qui servait à me protéger a disparu. Maintenant il pleut de plus en fort, c’est la galère. Nous dormons dans la salle d’attente de la gare. Nous avons parcouru 142 Km aujourd’hui et dépensé 10 Marks soit environ 16 Francs.

                        Mardi 1 juillet, nous sommes pris par des français en Renault 5. Nous traversons avec eux l’Autriche. Les paysages sont beaux, le temps est instable. C’est un paysage de montagnes et les sommets sont enneigés. Avant d’arriver à la frontière nous devons gravir un col qui monte très fort. La Renault 5 a beaucoup de peine à monter et nous devons passer de seconde en première. Maintenant il ne pleut plus et fait même un peu chaud. Nous arrivons à Ljubljana. La Renault 5 et ses occupants nous abandonnent à une pompe à essence. Nous nous abritons pour dormir sous un auvent en tôle qui sert d’abri à une voiture, fort heureusement petite. Nous avons parcouru 200 Km aujourd’hui et dépensé 20 dinars soit 5 Francs.

                        Mercredi 2 juillet, l’autoroute qui va de Ljubljana à Zagreb est en fait une grande route à une voie. Le temps est instable et il pleut un peu. Jusqu’à présent nous n’avons pas été pris par des camionneurs, cette fois ci un camion s’arrête. Nous sommes à Ljubljana et le camion va jusque Belgrade (400 Km). Nous montons à bord de la cabine et le chauffeur nous dit que nous pouvons nous installer dans la couchette. Nous avons pu dormir dans nos sacs de couchage pendant que le camion faisait route. Arrivés sur Belgrade, nous rencontrons un « No problem ». En effet sur la route ils sont assez nombreux les gens à utiliser très vite et à tout bout de champs cette expression. Notre « No problem », nous dit cependant qu’il est impossible de dormir à la gare de Belgrade. Nous avons dormi dans un parc non loin d’un couple de français et du hollandais.

                        Jeudi 3 juillet, nous sommes réveillés de bonne heure. Nous prenons notre petit déjeuner en compagnie du couple de français et de l’hollandais. Pour moi ce sera du café et du pain. Dans tous les établissements publics on peut apercevoir dès l’entrée la photo du président. Nous croisons beaucoup de yougoslaves qui prennent un déjeuner copieux dès sept heures du matin. Notre but est de rejoindre l’autoroute qui va à Zagreb. Pour cela nous devons prendre le Tram n° 9. Nous faisons du stop jusqu’à 11 heures mais cela ne donne rien. Nous mangeons et reprenons le stop vers 13 heures. Un combi Volkswagen s’arrête. Ce sont deux allemands, le père et le fils, ils vont en turquie. Le chauffeur conduit lentement. En Yougoslavie il n’y a pas de tracteurs, mais des bœufs tractent des chariots. Il y a encore des trains à vapeur. Arrivés à la frontière Bulgare on nous indique un restaurant pas cher 5 kilomètres en arrière. Nous mangeons une délicieuse spécialité Yougoslave, le « Poletchitchi » est un plat de viande, accompagné d’une salade de chou, arrosé d’un vin de Hambourg, avec un thé, le tout pour 8 Francs. Nous avons mangé avec les allemands dans un petit village où se déroulait une fête, nous avons passé une bonne soirée. Nous avons dormi à la belle étoile près d’une station service. Nous avons parcouru combien de kilomètres ?

                        Vendredi 4 juillet,  je me lève pour aller me laver aux toilettes de la station service. Il est tôt et les toilettes sont fermées. Je passe par l’une des fenêtres laissées ouvertes que j’escalade. J’ai à peine terminée de me laver qu’une dame ouvre les toilettes. Quand je suis sorti, elle m’a engueulé, je pense qu’elle a dû être surprise de me voir. J’ai laissé quelques pièces mais cela ne devait pas faire un dinar, le minimum que l’on puisse donner. Nous attendons à la frontière Bulgare notre visa, on m’annonce 11 dollars plus 5 dollars de change obligatoire en monnaie Bulgare. Pour finir le douanier me rend 9 dollars sur les 16 que je lui avais donnés, plus 5 dollars en monnaie Bulgare. Le visa m’est revenu à 8 francs. Mes devises Bulgares sont très vite rachetées par ceux qui m’ont pris en auto-stop pour leur essence. Dans les champs toutes les femmes portent le même costume, bleu ciel plus coiffe blanche. Nous ne voyions pas d’hommes, même pour les travaux de terrassement sur les routes.  J’aperçois un panneau Istanbul. Sur  les routes nous croisons des tracteurs, chevaux, ânes, de vieilles motos sans side, une moto de marque  Oural  avec side cela semble être le luxe. Les hommes que j’aperçois sont plus souvent en train de se reposer plutôt que de travailler. Il fait très beau, certainement trop chaud pour travailler. Nous pouvons voir des panneaux de propagande avec des portraits ou des citations, nous sommes en régime communiste. Dans le sud nous croisons un troupeau de moutons avec un berger. Il y a beaucoup d’ânes, ils tirent des charrettes. Nous apercevons un couple de cigognes. Nous échappons aux fouilles des policiers le long des routes. Même les soldats se baladent en roulotte tirée par un cheval. Nous allons traverser toute la Bulgarie à bord d’un combi Volkswagen. Arrivée à Edirne c’est un changement brusque. Il y a beaucoup de monde, beaucoup d’affiches, beaucoup de magasins les uns sur les autres. On vend n’importe quoi, tout ce qui peut se récupérer. Dans la rue on peut voir des cireurs de chaussures. Nous passons la nuit dans un hôtel non touristique pour 25 TL (10 Francs). Notre chambre comporte deux lits, 1 table, 1 chaise mais il n’y a pas de lavabo. La ville est très animée. Nous sommes en Turquie et nous devons retarder nos montres de deux heures. A cinq heures de l’après-midi il est 7 heures du soir.

                        Samedi 5 et dimanche 6 juillet, je visite Istanbul.

Un combi Volkswagen s’arrête. Ceux sont deux allemands père et fils.Ils vont en turquie. Le chauffeur conduit lentement. Arrivés à la frontière Bulgare, on nous indique un restaurant pas cher 5 Km en arrière. Nous mangeons une délicieuse spécialité Yougoslave, le « Poletchitchi »,

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c’est un plat de viande, accompagné d’une salade de chou,

le tout arrosé d’un vin de Hambourg, avec un thé, pour 8 Francs.

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En Yougoslavie il n’y a pas de tracteurs, mais des bœufs tractent des Chariots. Il y a encore des trains à vapeur.

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Dans le sud nous croisons un troupeau de moutons avec un berger.

Il y a beaucoup d’ânes, ils tirent des charrettes.

Nous apercevons un couple de cigognes.

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A la gare des bus d'Istanbul nous prenons un dolmus pour la mosquée bleue.

La mosquée bleue est vraiment impressionnante et très belle.

Nous visitons aussi la mosquée Soliman, plus simple, beaucoup moins chargée en décorations.

Elle est également plus petite mais les fresques dessinées dans les tons terre sont jolies.

Je fais connaissance avec un turc qui m'offre un thé et me donne des cigarettes.Page7

Je prends un verre au pont Galata avec des fumeurs de pipes à eau.

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